Vers une alimentation plus saine #2 : pourquoi j’ai arrêté le gluten ?

Mon histoire

Depuis ma jeune adolescence, j’ai souffert de soucis digestifs assez ponctuels pour commencer (ballonnement après les repas, écoeurement, nausées). Puis, plus les années ont passé et plus les douleurs se sont intensifiées, s’ajoutant à cela des crampes intestinales et des brûlures d’estomac.

De nature plutôt très stressée, j’ai longtemps décrété que ces douleurs étaient la conséquence directe de ce stress (les douleurs empirant en période d’examen par exemple). Puis en grandissant, des douleurs intestinales sont apparues de façon beaucoup plus chronique accompagnées de maux de tête très régulier. J’ai essayé plusieurs médicaments, visite chez un gastro-entérologue pour qui mon seul problème était mon stress. J’ai conscience de la puissance du stress et je ne doute pas qu’il ait une part très importante dans mes douleurs mais je sentais au fond de moi qu’il ne s’agissait pas uniquement de cela.

J’ai fait des recherches de mon côté, puis s’est posé la question du gluten, mais rien que l’idée de devoir dire au revoir aux petits déjeuner du dimanche matin avec croissants et pain au chocolats, aux pâtes fraîches, au pain et à tous les biscuits au chocolat dans le placard, j’en déprimais d’avance. L’intolérance au gluten ne m’était pas inconnue, ayant des antécédents familiaux – raison de plus me direz vous pour me pencher là-dessus. Après plusieurs mois de pseudo-déni, puis une semaine de vacances avec une consommation dé-raisonnée de pain, accompagnée de douleurs abominables au retour, j’ai pris mon courage à deux mains et décidé de diminuer fortement mon apport en ces céréales pour faire le test et BINGO ! Plus de douleurs, et ce très rapidement après l’arrêt du gluten (environ 1 semaine). Très difficile à encaisser au début, j’ai peu à peu trouvé des remplaçants et retiré ces aliments de mes placards.

Je n’ai pas arrêté de consommer du gluten du jour au lendemain. J’ai d’abord arrêté le pain, puis acheté des pâtes sans gluten et limité les biscuits industriels du goûter. Cependant, je me permettais des écarts sans trop de soucis lors de mes sorties au restaurant, dîners en famille … Mais, plus le temps est passé et plus je me devais de limiter également les écarts que mon corps ne supportait de moins en moins. J’ai pensé un moment que je n’aurais pas dû diminuer ma consommation dans un premier temps car mes symptômes n’ont fait que s’aggraver avec le temps mais ne plus ressentir ces douleurs c’était pour moi incroyable. Enfaite je me suis rendue compte au moment où j’ai arrêté à quel point j’avais mal au ventre continuellement auparavant. J’ai découvert ce que c’était de ne pas avoir mal au ventre et j’ai pris conscience que mes intestins étaient irrités constamment.

Intolérance, sensibilité ?

Il n’est pas facile de s’y retrouver parmi tous ces termes.

L’intolérance est aussi appelée maladie coeliaque. Il s’agit d’une réaction du système immunitaire anormale envers le gluten. Ce dernier va endommager les parois intestinales, et ce, durablement. Elle peut être diagnostiquée par un dosage des anticorps igA anti-glutaminase dans le sang ainsi d’une biopsie intestinale. Les personnes intolérantes sont soumises à un régime sans gluten strict.

J’ai effectué des analyses sanguines qui sont revenues négatives prouvant alors que je n’étais pas intolérante au gluten. Donc plutôt une bonne nouvelle. Mais difficile d’ignorer les symptômes quand on souffre réellement. Je suis donc a priori sujette à une sensibilité au gluten, c’est-à-dire que je souffre de symptômes similaires sans les dommages durables intestinaux. En effet, l’arrêt ou diminution de la consommation de gluten permet de rapidement aller mieux. Là est la grande différence avec l’intolérance au gluten. Chaque personne sensible pourra réagir de façon différente au gluten et certaines verrons leurs symptômes disparaître avec seulement une diminution du gluten sans nécessité d’un arrêt total.

Dans mon cas, les douleurs étant persistantes même en diminuant, mon médecin m’a quand même conseillé d’arrêter d’en manger si j’étais mieux sur le plan clinique. J’ai donc arrêté toute source de gluten et je prête également attention aux plats préparés dans lesquels on en retrouve très souvent. Mais comme je vous le disais dans l’article précédent, je limite au maximum les produits industriels donc mes achats de ces produits sont très ponctuels.

Mais c’est quoi exactement le gluten ?

Le gluten, c’est un groupe de protéines que l’on retrouve dans certaines céréales (blé, seigle, orge …), responsable de l’élasticité et de la résistance de la pâte et donc regroupe les propriétés nécessaires à la confection du pain.

Si vous avez du mal à visualiser, imaginez lorsque vous mélangez de la farine avec un peu d’eau, on obtient rapidement une pâte très collante. Et bien, c’est le gluten qui permet cela.

De part ces propriétés, les céréales en contenant ont été sélectionnées au court des années, croisées, manipulées au court des années et l’industrie du pain et agro-alimentaire utilise aujourd’hui des farines blanches qui sont ultra-raffinées très riches en gluten.

Sauf que l’évolution industrielle est allée beaucoup trop vite et le corps humain et spécialement le système digestif n’a pas eu le temps de s’adapter à ces modifications d’où l’augmentation de maladies/intolérances/sensibilités ces dernières années.

Le point aujourd’hui

Mis à part la forte diminution de mes douleurs intestinales (en effet quand je suis stressée les mêmes symptômes ont tendance à revenir mais c’est devenu maintenant ponctuel), là où j’ai vu le principal bénéfice sur mon corps, c’est sur le plan de la fatigue. Pareil que pour les maux de ventre, difficile de se rendre compte de notre niveau de douleurs si on ne se souvient plus ce que c’est de ne pas avoir mal. On en arriverai presque à tolérer les douleurs quotidiennes comme étant « normales ».

Et bien avec la fatigue c’est pareil. Je me suis rendu compte que j’étais souvent fatiguée, avec peu voir pas d’énergie au quotidien. Et c’est lors de mes écarts que j’ai réalisé cela. Les effets étaient systématiques : douleurs intestinales et fatigue, grosse fatigue. Le genre à passer sa journée de repos au lit à absolument rien faire par manque d’énergie.

Maintenant que j’ai compris tout cela, et que j’ai une meilleure connaissance de mon corps et de ses limites, tout va vraiment mieux et mes alternatives me conviennent parfaitement tant sur le plan nutritionnel que manger des aliments qui nous procure du plaisir.

J’espère que mon témoignage pourra aider certains d’entre vous, ces désagréments touchant de plus en plus d’individus aujourd’hui. 

Vous pouvez retrouver les autres articles de cette série par ici :

Vers une alimentation plus saine #1 : Le fait maison

16 juillet 2017

RELATED POSTS

1 Comment

  1. Répondre

    Mathilde

    22 juillet 2017

    Coucou !
    Je trouve ton article très bien construit, il répond à beaucoup de questions que je me posais. Je supporte bien le gluten (en tout cas je n’ai jamais eu de symptômes) et pourtant je mange une quantité de pâtes, pains, etc en grosse quantité. Donc je suis plutôt chanceuse, mais vu qu’on entend toujours parler des allergiques au gluten (ou pseudo allergiques qui ont vu que c’était à la mode le #glutenfree) je suis contente d’en savoir un peu plus !
    En tout cas ton témoignage est intéressant et je trouve ça toujours bien de voir le cheminement des personnes
    Belle journée et bon week-end 🙂
    Mathilde

LEAVE A COMMENT